Trou, déchirure, brûlure ou usure : nous retissons vos tapis faits main à la main, à Paris — reconstruction de la fondation chaîne et trame, puis renouage du velours à l’identique.
Demander un devisUn trou dans un tapis noué main n’est pas un simple accroc de tissu : c’est une partie de la fondation — les fils de chaîne et de trame — qui a disparu, et avec elle le velours qui s’y nouait. Le réparer suppose donc de reconstruire d’abord cette fondation, puis de renouer le velours à l’identique. C’est ce qui distingue un vrai retissage d’un rapiéçage : on rebâtit la trame avant de refaire la surface.
Une réparation haut de gamme commence par l’observation : densité de nœuds, nombre de fils de chaîne et de trame, hauteur de velours, direction du motif. Cette étape évite les erreurs de proportion et permet de reconstruire une zone qui se comporte exactement comme le reste du tapis — même tension, même épaisseur, même lecture.
Nous ne traitons que les tapis faits main, persans et d’Orient. Sur une pièce nouée, retisser un trou revient à reconstituer une portion de tissage complet — fondation puis velours — dans des matières cohérentes. C’est un travail d’atelier, long et précis, sans commune mesure avec un patch collé. Les tapis mécaniques et la moquette relèvent d’une autre logique.
Un trou visible cache souvent une périphérie déjà fragilisée. Nous délimitons et préparons proprement la zone abîmée pour repartir sur une fondation stable. Cette étape est décisive : si l’on retisse sur une base faible, la reprise finit par se rouvrir. Mieux vaut assainir un peu plus large que réparer deux fois.
La fondation, ce sont les fils de chaîne et de trame ; le relainage, la reprise du velours en laine ; la reprise du velours en soie concerne les pièces de soie ; le raccord du motif, le travail qui réintègre le dessin. Connaître ces mots aide à comprendre pourquoi un vrai retissage prend du temps.
Sur un tapis à motifs, la difficulté n’est pas seulement de « boucher » : il faut respecter la logique du dessin. Nous travaillons les raccords — forme, direction, couleurs — pour que la zone reprise s’intègre naturellement, tout en restant solide. C’est cet équilibre entre solidité et lecture qui fait la qualité d’un retissage.
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Densité de nœuds, fils de chaîne et de trame, hauteur de velours, direction du motif : on mesure avant de retisser.
On reconstruit d’abord la chaîne puis la trame, à densité équivalente, dans une matière cohérente (coton, laine ou soie).
On renoue le velours — relainage en laine, reprise en soie — puis on raccorde le motif et on égalise la hauteur.
Densité de nœuds, fils de chaîne et de trame, hauteur de velours, direction du motif. On dimensionne la reconstruction.
On assainit proprement le pourtour du trou pour repartir d’une base stable — sinon la reprise se rouvre.
On remet en place les fils de chaîne, tendus correctement, à densité équivalente à l’existant Puis on retisse la trame sur cette chaîne, pour une fondation régulière et parfaitement intégrée à l’ancien.
Relainage en laine ou reprise du velours en soie, à densité cohérente pour éviter tout gonflement ou affaissement.
Forme, direction et couleurs : on réintègre le dessin pour que la zone se fonde dans la lecture du tapis.
On égalise la hauteur de velours, on vérifie que le tapis retombe bien à plat, puis restitution à domicile sur rendez-vous.
Selon l’emplacement, un trou au centre s’appuie sur la structure saine autour ; sur un bord ou un angle, une mise en tension sur métier à tisser peut être nécessaire. À chaque étape, nous contrôlons le résultat : c’est cette rigueur d’atelier familial qui garantit un retissage durable.
Avant
Kashan · trous massifs retissés
Avant
Qom soie · re-tramage & velours
Sur un tapis fait main, un trou n’est pas une simple déchirure : c’est une portion de tissage à reconstruire entièrement. La réparation de trous et le retissage de tapis à Paris exigent de rebâtir la fondation avant de renouer le velours. Du relainage à la reprise en soie, chaque pièce appelle une réponse sur mesure.
Ce que l’œil voit, c’est une tache claire dans le dessin. Ce qui manque en réalité, c’est la fondation : les fils de chaîne tendus dans la longueur et la trame qui les traverse. Le velours, ces brins courts qui font la surface, n’est que ce qui vient se nouer par-dessus. On ne remplit donc pas un trou : on refait les trois, dans cet ordre, et le motif revient en dernier.
Un tapis noué se défait comme un tricot dont on tire le fil. Autour d’une lacune, les nœuds n’ont plus rien qui les retienne latéralement : ils partent un à un, et le trou s’agrandit tout seul, dans le sens du tissage. Un accroc de la taille d’une pièce de monnaie peut doubler en un hiver de passage. C’est pourquoi délimiter la zone saine est notre deuxième geste, et pas le dernier.
Ce n’est pas le même chantier. Au centre du tapis, la reprise est entourée de matière saine de tous côtés : elle est tenue, et le raccord du motif est la vraie difficulté. Sur un bord, il manque un appui : il faut d’abord rétablir le pourtour — la lisière ou la frange — avant de pouvoir retisser quoi que ce soit.
Sur un tapis de laine, on parle de relainage : le velours est renoué en laine, choisie à la torsion et à l’épaisseur d’origine. Sur une pièce de soie, le geste est le même mais la marge d’erreur disparaît. Un tapis de laine compte de l’ordre de 500 nœuds au décimètre carré ; un tapis de soie peut dépasser 10 000. À surface égale, ce n’est pas le même travail — ni le même prix.
Reconstruire la matière ne suffit pas : encore faut-il que le dessin reprenne sa course. Forme, direction, couleurs : nous relisons le motif de part et d’autre de la lacune pour le réintégrer sans invention. Et nous nous arrêtons là où commencerait la supposition — quand un motif a disparu sans qu’il en reste rien à lire, le deviner ne serait plus de la restauration.
C’est la seule chose que nous vous demandons vraiment. Une pièce collée sous le tapis fige le tissage, casse sa souplesse et se décolle en emportant de la matière saine. Une pièce cousue par-dessus tire sur les bords et rouvre le trou à côté. Dans les deux cas, la vraie reprise devient plus longue et plus chère ensuite. Si le tapis doit attendre, roulez-le et mettez-le à l’abri.
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Le prix d’un retissage se raisonne à la surface réellement reprise : le temps dépend de la densité de nœuds et du niveau de reconstruction. Voici nos repères — le devis sur photo, lui, reste toujours gratuit.
Renouage du velours en laine à densité cohérente, une fois la fondation reconstruite.
Reconstruction des fils de chaîne et de trame, base indispensable avant tout renouage.
| Intervention | Tarif indicatif | Quand ? |
|---|---|---|
| Relainage (velours laine) | dès 50 € / cm² | Velours mangé, brûlé ou usé, fondation saine |
| Reconstruction chaîne + trame | dès 50 € / cm² | Trou traversant, fondation à rebâtir |
| Reprise du velours en soie | sur devis | Tapis de soie, densité élevée |
Ces repères évoluent selon la matière (laine, soie, mélange), la densité de nœuds au m², la complexité du motif et l’emplacement (centre, bord, angle). Le devis sur photo reste indispensable : réponse sous 24 h.
Oui, sur un tapis fait main. On reconstruit la fondation (chaîne et trame), puis on renoue le velours à densité cohérente. Le rendu dépend de la patine et de l’étendue.
Le relainage désigne la reprise du velours en laine ; la reprise en soie concerne les tapis de soie. La méthode s’adapte à la fibre et à la structure.
Non. Nous restaurons uniquement des tapis faits main et des pièces haut de gamme. Les tapis mécaniques et la moquette ne se traitent pas de la même manière.
À titre indicatif, le relainage et la reconstruction chaîne/trame démarrent autour de 50 € le cm². Le devis sur photo est gratuit et s’ajuste selon la densité et le motif.
Oui, et c’est indispensable. On ne retisse pas dans un tapis encrassé : la poussière fausse la lecture des couleurs, et une laine neuve posée à côté d’une laine sale se voit immédiatement. Le lavage passe donc toujours avant le retissage. C’est une prestation à part, chiffrée à part, mais elle fait partie du chantier.
Cela dépend de la patine, du motif et de l’étendue. Nous annonçons un rendu réaliste avant intervention : quasi invisible, ou propre et solide.
Oui. Un bord ou un angle peut nécessiter une mise en tension sur métier à tisser pour garantir l’alignement. Nous adaptons la méthode à l’emplacement.
Oui, à Paris et dans toute l’Île-de-France, avec enlèvement et restitution à domicile sur rendez-vous.
Un restaurateur se déplace chez vous en région parisienne pour établir un devis sans engagement. La prise en charge, le devis, l’expertise, le déplacement et la livraison à domicile une fois le tapis retissé sont entièrement offerts. Vous n’avancez rien : le règlement n’intervient qu’une fois le devis accepté et le tapis restauré, livré chez vous.
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