
Entrecroisées et clouées sous l’assise, elles portent tout le reste. Bien tendues, elles évitent l’effet « hamac » et gardent le fauteuil stable pendant des années.
Le fauteuil enveloppant du XVIIIᵉ siècle : joues pleines qui protègent des courants d’air, coussin moelleux qui invite à rester. Nous rendons à votre bergère son confort et sa douceur, à la main, sans trahir son époque.
Demander un devisLa bergère se reconnaît à ses joues pleines — les côtés garnis entre le dossier et l’accoudoir — et à son coussin d’assise indépendant. Née au XVIIIᵉ siècle, elle existe en Louis XV aux lignes courbes comme en Louis XVI aux pieds droits cannelés. C’est le fauteuil dans lequel on s’installe pour lire : le confort y prime sur l’apparat.
Deux détails ne trompent pas. D’abord les joues pleines : les côtés du fauteuil sont fermés et garnis, du dossier jusqu’aux accotoirs, au lieu de rester ouverts. Ensuite le coussin d’assise mobile, posé sur un fond garni, que l’on peut soulever et retourner. C’est ce qui distingue la bergère du fauteuil à la reine, dont les accotoirs sont ouverts et l’assise fixe — et ce qui rend sa réfection si particulière.
La bergère apparaît vers 1725, quand les salons français découvrent le goût du confort intime. On veut des sièges bas, larges, où l’on peut lire et converser des heures. Sous Louis XV, elle prend des courbes galbées et des pieds cambrés ; sous Louis XVI, des lignes droites et des pieds cannelés. Trois siècles plus tard, elle reste le fauteuil de détente par excellence.
La bergère à oreilles ajoute deux avancées au sommet du dossier, pour caler la tête et couper les courants d’air — on l’appelle aussi confessionnal quand les joues montent haut et enveloppent complètement. La marquise, plus large, accueillait les robes à paniers ; on y tient aujourd’hui confortablement en tailleur. Chaque variante a ses proportions, que la réfection doit respecter.
Restaurer une bergère, c’est restaurer deux garnitures. Le corps — joues, dossier, ceinture et fond d’assise — se travaille au crin, en piqûres à la main. Le coussin, lui, se refait à part : souvent en plume à l’origine, il peut être regarni en plume, en mousse ou en mixte selon votre usage. C’est cette double construction qui fait le moelleux si reconnaissable d’une bergère.
Moulures, fleurettes, pieds cambrés : le bois apparent d’une bergère est souvent sculpté, et il a parfois souffert — assemblages qui jouent, éclats, vernis terni. Notre atelier d’ébénisterie maison intervient avant le regarnissage : recollage, reprise des sculptures, cires et retouches. La bergère revient complète, sans passer par un second artisan.
Le budget dépend de la taille de la bergère, de l’état du corps et du coussin, du travail éventuel sur le bois et du tissu choisi — les joues et le coussin demandent 6 à 8 mètres, davantage qu’un fauteuil ouvert. Le plus simple reste de nous transmettre des photos : le devis reflète alors le travail réel, sans approximation — et il est entièrement gratuit.
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Le confort d’une bergère tient à deux choses : la fermeté du fond et le garnissage du coussin. L’un sans l’autre ne fonctionne pas — un fond mou sous un coussin ferme donne une assise instable. Nous reprenons les deux ensemble, en ajustant leur rapport jusqu’à retrouver l’assise d’origine.
Sur une bergère, le diagnostic vérifie d’abord la symétrie des joues : c’est là que l’usure se voit en premier. La reprise du confort refait le fond, les joues et le coussin. L’habillage exige un tissu rigoureusement identique sur les deux joues, ce qui impose de tenir compte du sens de la matière et du raccord de motif.
Tenue du châssis et des sculptures, état des joues, du fond d’assise et du coussin. On définit ce qui se conserve, ce qui se regarnit — et le rendu final, sans mauvaise surprise.
Joues, dossier et ceinture regarnis au crin, en piqûres à la main. C’est le cœur du travail : retrouver le galbe enveloppant et le maintien d’origine, sans rigidité.
Le coussin refait en plume, mousse ou mixte, puis l’habillage : raccords entre joues, dossier et coussin, finitions passepoil ou clous. Tout doit tomber au millimètre.
Sur une bergère, la garniture ne s’arrête pas à l’assise : les joues pleines sont garnies elles aussi, et c’est ce qui donne au fauteuil son enveloppement. Il faut donc réussir trois volumes distincts — le fond, les joues, le coussin — et qu’ils s’accordent. Voici les couches que nous posons.

Entrecroisées et clouées sous l’assise, elles portent tout le reste. Bien tendues, elles évitent l’effet « hamac » et gardent le fauteuil stable pendant des années.
Des ressorts biconiques cousus puis ligaturés à la main au cordeau — le guindage. C’est lui qui donne une assise vivante, qui revient en place sans bruit ni points durs.

Respirants, élastiques et durables : crin végétal, crin animal et laine se travaillent en piqûres pour construire une assise ferme et galbée, fidèle à l’esprit des fauteuils de caractère.
Découpée sur mesure, sa densité se choisit selon l’usage et l’effet recherché — plus ferme ou plus moelleux — sans l’écrasement rapide des mousses standard.

La dernière couche avant le tissu : elle adoucit le toucher et lisse parfaitement la surface, pour que l’habillage tombe au millimètre, sans marques.
Glissez pour parcourir — ces matériaux valent pour tous nos sièges : fauteuils, canapés et chaises.
Voici les étapes d’une réfection de bergère. Comptez 6 à 8 mètres de tissu : les joues pleines et le coussin en consomment beaucoup. Le coussin se fait en dernier, une fois le fond terminé, pour que sa hauteur soit ajustée sur le siège fini et non sur un plan.
| N° | Étape | Ce que nous faisons |
|---|---|---|
| 1 | Diagnostic bois & garniture | Contrôle du châssis, des sculptures et des assemblages, état des joues, du fond d’assise et du coussin. Nous décidons ensemble quelles joues, quel fond et quel coussin doivent être repris. |
| 2 | Dégarnissage du corps et des joues | Dépose de l’habillage puis de la garniture fatiguée, sur l’assise comme sur les joues et le dossier, jusqu’au bois si nécessaire. Si le bois le demande, notre atelier d’ébénisterie intervient à ce moment. |
| 3 | Sanglage & guindage | Sangles neuves bien tendues, toile de jute, ressorts refixés et ligaturés au cordeau : la base d’un fond d’assise qui ne se creuse pas sous le coussin. |
| 4 | Garniture au crin | Joues, dossier et ceinture regarnis au crin, en piqûres à la main : c’est ce travail qui redonne à la bergère son galbe enveloppant et son maintien d’origine. |
| 5 | Coussin d’assise refait | Regarnissage du coussin en plume, en mousse ou en mixte selon votre usage — fidèle à l’origine ou plus tenu, c’est vous qui choisissez le moelleux. |
| 6 | Habillage | Pose du tissu au millimètre, avec une attention particulière aux raccords entre les joues, le dossier et le coussin : sur une bergère, le motif doit se suivre d’une surface à l’autre. |
| 7 | Finitions & restitution | Passepoil ou clous selon le modèle, contrôle final du tombé et du confort, puis livraison à domicile sur rendez-vous. |
À chaque étape, nous contrôlons le résultat avant de passer à la suivante — c’est cette rigueur, propre à un atelier familial, qui permet de garantir nos travaux 10 ans.
Ce qu’on remarque d’abord, ce sont les joues. Sur une bergère fatiguée, elles se creusent et le fauteuil perd son enveloppement. Une fois regarnies, elles redeviennent pleines et symétriques, et le coussin retrouve sa place sans glisser.
La main-d’œuvre se chiffre précisément — mais c’est le tissu ou le cuir choisi qui fait le plus varier le budget : de 80 € le mètre pour de très belles bases haut de gamme, jusqu’à 300–550 € le mètre pour les étoffes d’exception. Voici les grandes familles, pour choisir en connaissance.

Profond et chaleureux, il habille magnifiquement fauteuils et crapauds. En qualité éditeur, il est aussi très résistant à l’usage quotidien.

Tombé souple, patine élégante : les matières naturelles vieillissent bien et conviennent aux intérieurs lumineux et sobres.

Motifs tissés, reflets précieux : réservés aux pièces raffinées et aux usages doux, ils signent un fauteuil d’exception.

Surface nette, toucher franc : il vieillit magnifiquement et se patine avec les années. Le choix classique des belles pièces.

Souple et texturé, son grain masque les marques du quotidien : idéal pour un fauteuil ou un canapé très utilisé, en famille.

Nuances marbrées, profondeur, caractère : c’est l’esprit du fauteuil club. Nous savons le restaurer comme le poser à neuf.
Une bergère bien restaurée se reconnaît à son galbe : des joues pleines et tendues, un coussin qui reprend sa forme, un tissu qui se suit d’une surface à l’autre. La restauration de bergère à Paris demande de comprendre cette construction double — le corps et le coussin — héritée du XVIIIᵉ siècle.
Avant 1700, on s’assoit droit, sur des sièges d’apparat. Le XVIIIᵉ siècle invente autre chose : des salons intimes, des conversations longues, des sièges faits pour y rester. La bergère naît vers 1725 de ce nouvel art de vivre — assise basse et profonde, côtés fermés, coussin généreux. Elle traverse les styles Louis XV et Louis XVI et reste, trois siècles plus tard, le fauteuil de détente de référence.
Trois éléments la définissent. Les joues : les côtés pleins, garnis du dossier aux accotoirs, qui enveloppent celui qui s’assoit. La ceinture : le tour de l’assise, garni lui aussi, qui reçoit le coussin. Le coussin d’assise enfin, mobile, posé sur un fond sanglé et garni. Restaurer une bergère, c’est reprendre chacun de ces éléments dans le bon ordre.
On les confond souvent. Le fauteuil à la reine a le dossier plat et les accotoirs ouverts : on voit le jour entre l’assise et les manchettes. La bergère, elle, ferme cet espace par ses joues garnies et ajoute un coussin mobile. Conséquence directe pour la réfection : plus de surfaces à garnir, plus de tissu, plus de raccords — et un moelleux qu’aucun fauteuil ouvert n’égale.
À l’origine, le coussin d’une bergère est garni de plume : un moelleux incomparable, qui demande d’être tapoté pour reprendre forme. La mousse haute résilience, elle, garde sa tenue sans entretien. Le mixte — cœur de mousse enveloppé de plume — combine les deux : la forme se tient, le toucher reste doux. Nous vous aidons à choisir selon votre usage réel.
Sur une bergère de caractère, joues, dossier et ceinture se regarnissent au crin, posé en couches et cousu en piqûres à la main. Ce travail, plus long que sur un fauteuil ouvert, épouse les courbes du bois et restitue le galbe d’origine. Respirant et élastique, le crin vieillit sur des décennies — c’est lui que l’on retrouve, souvent intact, dans les bergères du XVIIIᵉ siècle.
Le lin pour la sobriété lumineuse, le velours pour la profondeur, le jacquard pour le motif d’époque : tout dépend du style et de l’usage. Une contrainte propre à la bergère : ses grandes surfaces — joues, dossier, coussin — exigent des raccords parfaits, surtout avec un motif. C’est là que se voit la main du tapissier.
Les oreilles — deux avancées garnies au sommet du dossier — calent la tête et protégeaient autrefois des courants d’air des grandes demeures. Quand les joues montent jusqu’aux oreilles et enveloppent tout le buste, on parle de bergère confessionnal. Leur réfection demande un soin particulier : chaque oreille est une petite garniture à part entière, sculptée dans le crin.
Fleurettes Louis XV, rubans Louis XVI, pieds cambrés ou cannelés : le bois d’une bergère est une œuvre en soi. Avant le regarnissage, notre atelier d’ébénisterie maison reprend ce qui doit l’être — recollage des assemblages, comblement des éclats, cires et retouches de teinte. Un seul atelier, deux métiers : la bergère revient entière.
Rien n’interdit d’habiller une bergère Louis XV d’un lin naturel uni ou d’un velours contemporain : le contraste entre le bois sculpté et une étoffe sobre est même l’un des plus beaux effets qui soient. La silhouette du XVIIIᵉ siècle s’intègre alors sans effort à un salon actuel — à condition que la réfection respecte les proportions d’origine.
Recouvrir soi-même une bergère finit rarement bien : agrafer un tissu neuf sur une garniture affaissée fige les défauts, les joues perdent leur galbe, et les raccords de motif tournent à l’approximation. Pire, un dégarnissage brutal peut abîmer un crin d’origine encore sain. Avant d’intervenir, demandez un avis : il est gratuit, et il évite les dégâts irréversibles.
Une photo de face, une de côté, une du coussin soulevé — pour voir le fond d’assise — et les dimensions principales suffisent pour une première estimation claire, sous 24 h. Ajoutez deux lignes sur votre objectif : coussin plus tenu ou plus moelleux, même style ou changement de tissu, et nous vous répondons précisément.
Depuis 1972, notre atelier restaure les sièges à la main, avec le sens du détail. Prise en charge et livraison à domicile offertes à Paris et en Île-de-France, paiement jusqu’à 15 fois sans frais, et tous nos travaux garantis 10 ans : vous confiez votre bergère en toute sérénité.
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La main-d’œuvre se chiffre précisément ; c’est le tissu choisi qui fait le plus varier le budget. Nos tissus commencent à 80 € le mètre — déjà de très belles bases haut de gamme — et montent jusqu’à 550 € le mètre pour les étoffes d’exception. Particularité de la bergère : ses joues et son coussin demandent 6 à 8 mètres, davantage qu’un fauteuil ouvert.
Quand le corps et le coussin sont sains : dépose de l’ancien revêtement et pose d’un tissu neuf, raccords et finitions compris. Le tissu s’ajoute au mètre, dès 80 €/m.
Dégarnissage du corps et des joues, sanglage et guindage neufs, garniture au crin, coussin refait en plume, mousse ou mixte, puis habillage : la bergère repart pour des décennies.
| Intervention | Tarif | À savoir |
|---|---|---|
| Recouverture seule | dès 200 € + tissu | Corps et coussin sains, envie de changer de tissu |
| Réfection complète | dès 800 €, hors tissu | Joues affaissées, fond d’assise creusé, coussin qui ne reprend plus sa forme |
| Tissu au mètre | de 80 € à 550 €/m | Dès 80 €/m en belle qualité ; jusqu’à 550 €/m pour les étoffes d’exception |
| Métrage nécessaire | 6 à 8 m | Pour une bergère, joues et coussin compris — davantage qu’un fauteuil ouvert |
Les prix indiqués s’entendent « à partir de » : le tarif final dépend de la taille de la bergère, de l’état du corps et du coussin, du travail éventuel sur le bois — et surtout du tissu choisi, dont le prix au mètre varie fortement d’une maison à l’autre. Devis gratuit sur photos, réponse sous 24 h : vous savez exactement à quoi vous attendre, sans surprise.
La réfection complète d’une bergère débute à 800 € de main-d’œuvre (hors tissu), une recouverture seule à 200 € de pose plus le tissu. Le tissu va de 80 à 550 € le mètre ; comptez 6 à 8 m pour une bergère, joues et coussin compris. Envoyez une photo et les dimensions : nous vous donnons une estimation claire sous 24 h.
La bergère a les côtés fermés et garnis — les joues pleines — et un coussin d’assise mobile posé sur un fond garni. Un fauteuil classique, dit à la reine ou cabriolet, a les accotoirs ouverts et une assise fixe. Ces joues et ce coussin font tout le moelleux de la bergère, mais demandent aussi une réfection plus complète.
Oui. Si le corps de la bergère est sain, on peut refaire seulement le coussin : garnissage neuf en plume, en mousse ou en mixte, housse recousue ou remplacée. C’est une intervention courante, qui redonne immédiatement du confort sans toucher au reste du fauteuil.
La plume est fidèle à l’origine et d’un moelleux incomparable, mais elle demande d’être tapotée régulièrement pour reprendre forme. La mousse garde sa tenue sans entretien. Le mixte — cœur de mousse enveloppé de plume — combine les deux : c’est souvent le meilleur compromis pour une bergère utilisée tous les jours.
Chaque fois que la bergère le mérite, oui : joues, dossier et ceinture sont regarnis au crin, en piqûres à la main, comme au XVIIIᵉ siècle. Le crin est respirant, durable, et c’est lui qui restitue le galbe enveloppant propre aux bergères de caractère.
Oui. Notre maison réunit tapissiers et ébénistes sous le même toit : recollage du châssis, reprise des sculptures, cires et retouches de teinte se font à l’atelier, avant le regarnissage. Votre bergère revient complète — bois et garniture — sans passer par un second artisan.
Lin pour la sobriété, velours pour la profondeur, jacquard pour l’esprit d’époque : tout dépend du style de la bergère et de votre intérieur. Ses grandes surfaces — joues, dossier, coussin — mettent le tissu en valeur mais exigent des raccords parfaits. Nous choisissons ensemble, sur échantillons, parmi les collections des grandes maisons.
Une bergère complète — corps regarni au crin, coussin refait, habillage avec raccords — demande plus de temps qu’un fauteuil ouvert. Après étude sur photos ou à domicile, nous vous annonçons un délai réaliste, puis nous restons disponibles jusqu’à la livraison.
Oui. Un premier avis peut souvent être donné sur photos ; si nécessaire, un rendez-vous à domicile permet de valider les mesures, le choix des matières et le rendu final. L’enlèvement de la bergère et sa restitution à domicile sont offerts.
Oui. Tous nos travaux de tapisserie sont garantis 10 ans — c’est la confiance d’un atelier familial qui travaille à la main depuis 1972.
Oui. Les bergères de reproduction récente à bâti aggloméré ne se refont pas : les joues ne peuvent pas être regarnies sans que le bâti travaille. Nous ne prenons pas le mobilier d’entrée de gamme. Une bergère ancienne, en revanche, se restaure presque toujours — c’est même l’un des fauteuils qui gagnent le plus à être repris.
Un artisan tapissier se déplace chez vous en région parisienne pour établir un devis sans engagement. La prise en charge, le devis, l’expertise, le déplacement et la livraison à domicile une fois la bergère restaurée sont entièrement offerts.
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