Quand passer la main
Quand l’odeur signale un vrai dommage.
L’odeur est un symptôme,
rarement la maladie.
Certains indices disent que l’humidité a fait plus que parfumer le bois : des taches sombres qui gagnent du terrain d’une semaine à l’autre, un duvet qui réapparaît après nettoyage, un fond qui s’effrite sous l’ongle, des auréoles brunes à contour net au pied du meuble, un placage qui cloque. Ce sont les traces d’une moisissure installée ou d’un dégât des eaux ancien. Pour le dégât des eaux, la page consacrée à la restauration d’un meuble après sinistre décrit le travail, du constat à la finition.
L’humidité a un autre effet, moins connu : elle favorise les insectes du bois. Si de petits trous ronds s’accompagnent d’une fine sciure au pied du meuble, l’odeur n’est plus le seul problème. L’atelier traite ces attaques sur les meubles par une injection de chaleur au micro-ondes ; la méthode est expliquée sur la page consacrée au traitement des vrillettes.
À l’atelier, le travail suit la même logique qu’à la maison, avec d’autres moyens : identifier la source, pour que vous puissiez la faire cesser, assécher lentement, puis restaurer ce que l’humidité a abîmé. Nettoyage, traitement du bois, reprise des fonds : l’étendue du travail se décide à l’examen, meuble par meuble. Une armoire, avec ses grands volumes fermés, est particulièrement exposée à ces odeurs ; son parcours figure sur la page de restauration d’une armoire ancienne. Pour une commode, un secrétaire ou un buffet, la page restauration de meubles anciens détaille la démarche.