Aucun vernis, aucun produit brillant
Le bois d’un tansu a été conçu nu. Un vernis ou une cire teintée fige la patine et se retire ensuite au prix d’un décapage, que le paulownia supporte mal.

Un tansu n’est pas une commode, et une laque urushi n’est pas un vernis. La restauration de meubles japonais demande de respecter un bois laissé nu, des ferrures forgées et des laques posées en couches minces. Tansu, coffres laqués, écritoires maki-e, paravents byōbu : nos ébénistes et nos laqueurs remettent la pièce en état sans effacer ce qui fait son âge. Devis offert sous 48 h.
Demander votre devis gratuitCommencez par le bois : resserrez les assemblages, redressez les tiroirs, traitez les fentes du paulownia, puis reposez les ferrures forgées. La laque urushi se reprend ensuite couche par couche, jamais au vernis. Tissu Ébène restaure les meubles japonais depuis 1972, dans ses ateliers de Sartrouville et de Nanterre, aux portes de Paris. Tansu de rangement, coffres et écritoires laqués, décors maki-e à la poudre d’or, paravents byōbu : tout passe par le même établi. Le bois d’un tansu reste nu ou simplement nourri : le vernir brillant lui ferait perdre sa valeur.
Atelier d’ébénisterie et de laque · depuis 1972
Un tansu,
ce n’est pas une commode.
Le meuble japonais ancien a été pensé pour une maison sans chaises et sans armoires fixes. Le tansu se déplace, se démonte, s’empile. Coffre sur roues des marchands, commode-escalier glissée sous un étage, meuble de comptoir aux tiroirs fermés à clé. Ses bois sont légers et tendres : le paulownia surtout, le cèdre, le cyprès. La façade est parfois en orme du Japon, au veinage flammé. Les assemblages tiennent sans colle ni clou apparent. Les ferrures en fer forgé ne sont pas un décor : elles portent le meuble aux angles et protègent les arêtes.
Tout cela dicte le geste. Un restaurateur habitué aux commodes françaises voudra coller, cheviller, vernir. Sur un tansu, il faut au contraire garder la mobilité des pièces, laisser le bois respirer et n’ajouter aucune brillance qui n’ait jamais existé. Là où il y a de la laque, la logique change encore. L’urushi est une sève d’arbre, durcie couche après couche en atmosphère humide. Le décor maki-e repose sur ces couches. On ne le ponce pas, on ne le décape pas, on le reprend.
Sept gestes, du bâti vers la surface. Chacun s’arrête là où la pièce l’exige : on n’intervient jamais sur une zone saine.
Lecture de la pièce
Époque, usage d’origine, bois, présence ou non de laque d’origine, ferrures d’époque ou remplacées. On repère ce qui a déjà été retouché, souvent au vernis ou à la cire teintée, avant de décider quoi que ce soit. Ce diagnostic est offert.
Dépose des ferrures
Chaque ferrure est numérotée, déposée, dérouillée à sec et stabilisée. Les clous forgés d’origine sont conservés dès qu’ils tiennent encore : un tansu remonté avec des vis modernes a perdu une part de son authenticité.
Nettoyage du bois nu
Dépoussiérage puis nettoyage doux, adapté à un bois tendre qui marque vite. On retire la crasse et les anciennes cires, pas la patine. Le paulownia grisé par le temps garde sa teinte : l’éclaircir serait une faute.
Bâti, fentes et tiroirs
Assemblages resserrés, panneaux fendus refermés à la colle animale réversible, coulisses des tiroirs reprises pour que chacun glisse à nouveau sans forcer. Les manques de bois se greffent dans la même essence, dans le sens du fil.
Reprise de la laque urushi
Sur les pièces laquées, les écailles soulevées sont refixées et les lacunes rechargées à niveau. La laque est ensuite reposée en couches minces et séchée en atmosphère humide. Le noir profond dit roiro se remonte par polissage, jamais par un vernis brillant posé par-dessus.
Décor maki-e et nacre
Les motifs à la poudre d’or interrompus sont repris dans le ton de l’or ancien, et les incrustations de nacre décollées sont reposées. Le but n’est pas de rendre le décor neuf, mais de le rendre lisible sans rupture.
Remontage et réglage
Ferrures reposées à leur place exacte, serrures et pênes réglés, tiroirs essayés un à un. Puis les conseils qui vont avec la pièce : où la poser, comment l’essuyer, ce qu’il ne faut plus jamais approcher d’elle.

L’or se repose trait après trait.
Sur un décor maki-e, l’or n’est pas peint : il est saupoudré sur une laque encore fraîche, puis poli. Quand un motif s’interrompt, on ne le recouvre pas d’une peinture dorée. On le reprend à la pointe du pinceau, dans le ton exact de l’or ancien, jusqu’à ce que la rupture ne se lise plus.
C’est lent, et c’est ce qui distingue une restauration d’un maquillage. À cette échelle, un dixième de millimètre de trop se voit en lumière rasante.
Tansu de toutes les maisons
Urushi, maki-e et raden
Paravents byōbu et cloisons
Des essences légères, laissées nues
Nous restons sur le mobilier d’exception et sur les pièces qui ont une histoire. Le meuble d’importation récent, où le coût du travail dépasserait celui de la pièce, n’entre pas à l’atelier. Les meubles chinois, coréens et vietnamiens ont leur propre page : restauration de meubles asiatiques.
| Ce que vous voyez | Ce que c’est | Ce que nous faisons |
|---|---|---|
| Un tiroir qui coince ou qui bloque | Le paulownia a gonflé avec l’humidité, ou la coulisse est usée | Reprise des coulisses et de la caisse, jamais de rabotage à l’aveugle |
| Ferrure qui bâille, clou manquant | Le bois s’est rétracté, le fer a joué dans son logement | Dépose, rebouchage discret, repose à la position d’origine |
| Fente dans un panneau ou un côté | Retrait du bois, souvent après un hiver de chauffage | Flipot dans la même essence, collé à la colle animale |
| Bois grisé, terne, un peu sale | La patine normale d’un bois laissé nu | Nettoyage doux et nourrissage : on ne blanchit pas, on ne vernit pas |
| Taches sombres ou auréoles | Eau ou produit ménager sur un bois qui boit tout | Atténuation au cas par cas, sans décoloration agressive |
| Laque mate, écaillée, craquelée | Urushi desséchée ou vernis oxydé posé par-dessus | Refixage des écailles, recharge, reprise du poli couche par couche |
| Décor d’or effacé | Usure du maki-e par frottement ou nettoyage abrasif | Reprise à la poudre d’or accordée à l’or ancien |
| Petits trous nets et sciure claire | Insectes du bois, actifs si la sciure est fraîche | Traitement des vrillettes avant toute autre intervention, puis consolidation |
Les meubles japonais souffrent surtout de nos intérieurs chauffés et de nos habitudes d’entretien, rarement de l’usage. Quatre gestes à bannir, et deux à adopter.
Le bois d’un tansu a été conçu nu. Un vernis ou une cire teintée fige la patine et se retire ensuite au prix d’un décapage, que le paulownia supporte mal.
Un tiroir qui bloque s’arrache en emportant sa façade ou sa poignée. On attend, on sèche l’air, ou on nous appelle.
Les bois légers du Japon bougent beaucoup avec l’humidité. Contre un radiateur, ils se fendent ; au soleil, la laque se dessèche et le décor se soulève.
Alcool, acétone, nettoyant ménager : ils attaquent l’urushi et emportent le maki-e avec la poussière.
Une laque se dessèche. Une passe nourrissante environ une fois par an la garde souple et retarde l’ouverture des craquelures.
Dépoussiérer à plat, dans le sens du fil, sans insister sur les ferrures ni sur les reliefs du décor. Si une surface est mate, tachée ou griffée, ne rien tenter : une reprise à l’atelier coûte toujours moins qu’un décor perdu.
Le prix d’une restauration de meuble japonais dépend de ce qui est réellement atteint. Un tiroir à régler et deux ferrures à reposer ne se chiffrent pas comme un coffre dont la laque saute de partout.
Le repère d’appel pour un tansu japonais est de 2 200 €, bâti, tiroirs et ferrures compris. Une laque urushi à reprendre, un décor maki-e à compléter ou un paravent à plusieurs feuilles demandent davantage. Le chiffre se précise après le diagnostic, jamais avant. Comptez de trois à dix semaines selon l’ampleur des travaux. Les colles, les laques et les séchages ne se compressent pas.
Le devis est offert et rendu sous 48 h, détaillé poste par poste et sans engagement.
Le repère d’appel est de 2 200 € pour un tansu : reprise du bâti, des tiroirs et des ferrures. Une laque urushi à restaurer ou un décor maki-e à compléter dépassent ce repère. Le devis est offert et rendu sous 48 h.
Non. Le bois d’un tansu a été laissé nu ou simplement nourri, et sa patine grise fait partie de sa valeur. Un vernis brillant ou une cire teintée le dénaturent et se retirent ensuite au prix d’un décapage que ce bois tendre supporte mal. À l’atelier, on nettoie et on nourrit, on ne vernit pas.
Rarement, à condition de ne pas forcer. Le paulownia gonfle et se rétracte avec l’humidité de la pièce : un tiroir bloqué en été peut glisser en hiver. Si le blocage persiste, on reprend les coulisses et la caisse plutôt que de raboter la façade.
La matière est cousine, le décor diffère. L’urushi japonaise porte le maki-e, des poudres d’or ou d’argent saupoudrées sur la laque fraîche, et des incrustations de nacre dites raden. La laque chinoise privilégie le rouge cinabre et les décors gravés ou peints. Dans les deux cas, on ne ponce pas et on n’emploie aucun solvant : la laque se reprend couche par couche.
Oui, pour le bâti, le cadre laqué et les charnières, ainsi que pour les fonds à la feuille d’or ternis ou griffés. Chaque paravent est examiné avant devis : le support des feuilles décide de ce qui peut être repris à l’atelier.
Comptez de trois à dix semaines selon l’ampleur des travaux. Les colles et les laques ont des temps de séchage qui ne se compressent pas. L’enlèvement et la livraison sont offerts à Paris et en Île-de-France. Ailleurs en France, la pièce voyage en caisse, assurée, pour 95 à 1 000 € selon le poids et la distance.
Restauration de meuble laqué chinois
La restauration d’un meuble japonais commence toujours par un diagnostic. Un tiroir qui bloque, une ferrure qui bâille, une laque qui s’écaille. Envoyez trois photos : nous vous disons ce qui se sauve et ce que cela représente.
Nos ateliers sont installés à Sartrouville (78) et à Nanterre (92) : nous intervenons dans tout Paris et dans toute la région parisienne.
Demander votre devis gratuitUn tansu fendu, une caisse qui a joué, un pied rongé. Le travail du bois est alors le même que sur le mobilier européen, décrit sur notre page restauration de meubles anciens. Seules changent les essences, plus tendres, et la règle de ne rien vernir.
Beaucoup de laques japonaises portent des incrustations de nacre. Ce qui les ternit et ce qui les décolle est expliqué dans notre article sur le nettoyage de la nacre jaunie. Pour un ordre de grandeur avant de nous écrire, le prix d’une restauration de meuble ancien liste nos repères, meuble par meuble. La restauration de meubles japonais y figure au rang des pièces asiatiques.
Le paulownia d’un tansu gonfle et se rétracte avec les saisons. Ce qu’il faut faire devant un tiroir en bois qui coince, et ce qu’il ne faut jamais faire, est dans le journal.